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Le commerce international influence les capacités des populations du Sud à se nourrir. Le droit à l’alimentation passe par des relations commerciales justes. Les statistiques de la faim sont scandaleuses : le nombre de personnes qui ont faim dépasse le milliard. La campagne met l’accent sur le rôle du commerce international dans cette crise. Elle rappelle que nombre de ses règles sont injustes. Les subventions des pays du Nord à des produits agricoles destinés à l’exportation en sont l’un des exemples frappants. De même, la baisse des droits de douane sur les produits alimentaires à leur entrée dans les pays du Sud régulièrement imposée par les institutions internationales détruisent le marché local. C’est ainsi que les producteurs de riz du Ghana ont vu la demande de riz indigène chuter de 75% depuis 2000. La baisse drastique des droits de douane imposée par le Fonds monétaire international au début des années nonante a provoqué une concurrence tout à fait déloyale. Le riz américain subventionné a mis à genoux de nombreux producteurs de riz qui n’ont plus trouvé d’acheteur. Ces pratiques mettent en péril le droit à l’alimentation des populations les plus pauvres du Sud en les plongeant et en les maintenant dans la pauvreté. Tout particulièrement les populations rurales (petits paysans, éleveurs et pêcheurs), ceux et celles précisément qui produisent de la nourriture. Dans ce contexte, la réalisation du premier des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), soit réduire la faim de moitié d’ici 2015, est compromise. Par ailleurs, la mise sur pied d’un partenariat global pour le développement devient urgente : les règles du commerce international doivent prendre en compte et respecter les droits des populations du Sud et plus particulièrement le droit à l’alimentation.
Message principal: Changeons de cap ! Misons sur un commerce juste qui place l’être humain au centre. Il est possible de faire autrement.
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